Juridiction monégasque (tribunal-travail), 18 février 2016, n° 14636
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 18 février 2016, n° 14636 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Une salariée, engagée le 28 mars 2007 par contrat à durée indéterminée en qualité de vendeuse, exerçait en dernier lieu les fonctions d'assistante responsable de rayon au sein d'une société anonyme monégasque. Par lettre recommandée avec accusé de réception du 23 septembre 2013, l'employeur a notifié son licenciement sur le fondement de l'article 6 de la loi n° 729 du 16 mars 1963.
La salariée a saisi le Tribunal du travail d'une demande de dommages et intérêts, initialement chiffrée à 79.200 euros, portée ensuite à 82.800 euros. Elle soutenait que la rupture était abusive, en se prévalant notamment d'un arrêt de travail de février 2013, d'un défaut d'information sur la dispense d'exécution du préavis, de documents de fin de contrat irréguliers et d'un incident survenu le 28 septembre 2013 au magasin, qu'elle décrivait comme une agression.
La société défenderesse a soulevé la nullité d'une attestation produite par la salariée et réclamé 5.000 euros pour procédure abusive. Elle soutenait que la dispense de préavis avait été notifiée lors d'un entretien du 26 septembre 2013, que la lettre recommandée avait été présentée au domicile de la salariée sans être retirée, et que cette dernière s'était présentée au magasin de manière agressive.
Le tribunal a été saisi en premier ressort. La décision ne précise pas la date de l'audience de plaidoi