Cour d'Appel de Monaco, 29 janvier 2019, n° 17685
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 29 janvier 2019, n° 17685 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Engagée le 7 septembre 2009 par contrat à durée déterminée en qualité de professeur particulier d'anglais-français auprès de deux enfants de Madame AAA, Madame BBB se voit proposer, par convention du 1er septembre 2010, la transformation de son contrat en contrat à durée indéterminée, moyennant une rémunération de 2.000 euros bruts mensuels pour 39 heures hebdomadaires. Au moment de la rupture, en juillet 2014, son salaire mensuel s'élève à 2.700 euros nets.
Au cours de l'année 2014, les enfants de l'employeuse réussissent les évaluations de fin de cycle primaire, ouvrant l'accès à la classe de collège. Par courrier du 25 juin 2014, Madame AAA indique qu'elle est « contrainte de procéder à l'embauche de nouveaux enseignants » capables d'assurer « un enseignement plus approfondi ». Elle propose en conséquence un avenant ramenant le temps de travail à 20 heures hebdomadaires, avec réduction de salaire proportionnelle. Madame BBB, placée en arrêt de travail du 25 juin au 14 juillet 2014, refuse cette proposition par courrier du 1er juillet 2014. Le licenciement est notifié le 15 juillet 2014, avec dispense de préavis.