Cour d'Appel de Monaco, 12 mars 2019, n° 17914
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 12 mars 2019, n° 17914 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux, mariés à Monaco le 25 août 2012 sous le régime légal de la séparation de biens, n'ont pas d'enfant. Après des violences conjugales ayant fait l'objet d'une plainte pour blessures volontaires sur conjoint (art. 239, al. 3, du Code pénal), le Président du Tribunal de première instance a rendu, le 31 octobre 2017, une ordonnance de protection sur le fondement de l'article 24-1 du Code civil. L'épouse a ensuite introduit une demande en divorce fondée sur l'article 197-1 du Code civil et sollicité, sur le fondement de l'article 200, alinéa 2, l'autorisation de résider seule au domicile conjugal, ce qui lui a été accordé par ordonnance du 9 novembre 2017.
Par ordonnance de non-conciliation du 29 novembre 2017, le magistrat conciliateur a notamment autorisé les époux à résider séparément, attribué à l'épouse la jouissance exclusive du logement conjugal et la jouissance du véhicule, et l'a déboutée de sa demande de pension alimentaire au titre du devoir de secours.