Cour d'Appel de Monaco, 03 mars 2020, n° 18882
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 03 mars 2020, n° 18882 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un salarié, engagé le 1er juin 2004 en qualité de maquettiste (qualification cadre, coefficient 130) sous contrat à durée indéterminée, a été licencié sur le fondement de l'article 6 de la loi n° 729 du 16 mars 1963. La lettre de licenciement est datée du 21 juillet 2017, postée le 28 juillet et reçue le 29 juillet 2017. Selon les constatations de la Cour, la rupture avait été annoncée oralement au salarié le 20 juillet 2017, lors d'un entretien conduit par le responsable du service comptabilité de l'entreprise.
Saisi le 27 juillet 2017, le Tribunal du travail a, par jugement du 2 mai 2019, déclaré le licenciement abusif et condamné l'employeur à 25 000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral, avec intérêts au taux légal. Il a débouté le salarié du surplus, notamment de sa demande de nullité du licenciement fondée sur le caractère tardif de l'envoi.