Vu l'exploit d'assignation du ministère de Maître Marie-Thérèse ESCAUT-MARQUET, huissier, en date du 26 octobre 2016, enregistré (n° 2017/000148) ;
Vu les conclusions de Maître Christophe SOSSO, avocat-défenseur, au nom de f. D née F et de c. D, en date des 8 mars 2017 et 5 septembre 2017 ;
Vu les conclusions de Maître Géraldine GAZO, avocat-défenseur, au nom de la SA A, en date des 5 avril 2017 et 12 octobre 2017 ;
Vu les conclusions du ministère public en date du 12 décembre 2017 ;
À l'audience publique du 18 janvier 2018, les conseils des parties ont déposé leur dossier, le ministère public a été entendu en ses observations et le jugement a été mis en délibéré pour être prononcé le 22 mars 2018 et prorogé au 29 mars 2018, les parties en ayant été avisées par le Président ;
FAITS, PROCÉDURE, PRÉTENTIONS ET MOYENS DES PARTIES
f. F épouse D a exercé, en nom personnel une activité commerciale de serrurerie en Principauté, désormais radiée.
Elle était titulaire d'un compte client subdivisé en huit comptes courants ouverts en les livres de l'agence à Monaco, dénommée B de la société anonyme de droit français dénommée A.
Elle était également gérante de la C, société de droit monégasque à objet d'entreprise générale de bâtiment, dont le Tribunal de première instance a, par jugement du 9 octobre 2015 constaté la cessation des paiements, André GARINO étant désigné en qualité de syndic.
La C était elle-même titulaire d'un compte courant n° 30004 09172 100.676/21 auprès du même établissement.
En l'état d'un endettement au titre des huit comptes courants personnels, indiqué pour - 1.219.675,18 €, et du compte de la C à hauteur de - 418.950,91 €, la SA A a, par courrier du 8 avril 2013, donné à f. F épouse D son accord pour qu'elle rembourse, sur son endettement personnel, une somme de 125.265,87 €, en 48 mensualités de 2.800 €, avec intérêts au taux de 3,5% l'an, avec le cautionnement solidaire de c. D, modalités que f. F épouse D a acceptées.
Par ailleurs, par acte sous seing privé distinct en date du 26 avril 2013, f. F épouse D et c. D se sont portés cautions solidaires de la C, au profit de la SA A à hauteur de la somme de 166.750 €.
L'accord de remboursement susvisé consenti à f. F épouse D a fait l'objet le 23 avril 2015 d'un réaménagement consistant dans la réduction à 1.850 € du montant des échéances mensuelles, la durée de remboursement étant corrélativement allongée de douze mois.
Par acte sous seing privé en date du 8 juin 2015 se référant expressément à cet accord d'apurement d'un découvert amortissable c. D s'est porté caution solidaire des engagements pris par f. F épouse D, au profit de la SA A à hauteur de la somme de 70.215 €.
Après mises en demeure infructueuses à f. F épouse D et à c. D, la SA A a, par acte d'huissier du 29 octobre 2016, fait assigner f. F épouse D et c. D devant le Tribunal de première instance aux fins d'obtenir, sous le bénéfice de l'exécution provisoire, leur condamnation conjointe et solidaire au paiement de :