Juridiction monégasque (tribunal-travail), 20 mars 2003, n° 6572
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 20 mars 2003, n° 6572 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Une salariée, n. BO., est engagée le 1er juin 1993 en qualité de responsable d'agence par la SCS Carmignac et Compagnie. Son contrat de travail est ensuite transféré, en application de l'article 15 de la loi n° 729, à la SCS Maremonti et Compagnie, exploitant sous l'enseigne Star Limousine. La date du transfert n'est pas précisée dans la décision.
Le 7 juin 2001, l'employeur notifie en main propre un licenciement pour motif économique, fondé sur des « résultats déficitaires » et la suppression du poste de chef d'agence. La salariée est dispensée d'effectuer son préavis légal de deux mois. Selon ses écritures, elle est invitée à restituer immédiatement les clés de son véhicule de fonction. Elle fait valoir un contrat comportant une « clause de licenciement » (article 5) prévoyant, hors faute grave ou lourde et sauf embauche satisfaisante, une indemnité égale à un an de salaire. Cette clause n'avait pas été notifiée à l'employeur repreneur.
Après un procès-verbal de non-conciliation du 23 juillet 2001, la salariée saisit le Bureau de jugement du Tribunal du travail. Elle formule douze chefs de demande, dont un complément d'indemnité de préavis, des congés payés, des jours fériés travaillés, l'indemnité de licenciement de l'article 2 de la loi n° 845, une indemnité pour privation d'avantage en nature, l'indemnité conventionnelle, et deux séries de dommages-intérêts (faux motif et brutalité). L'employeur conclut au rejet et forme une demande reconventionnelle de 8 000 € pour procédure abusive et vexatoire.
En cours d'instance, l'employeur règle le troisième