Tribunal du travail, 26 janvier 2017, n° 15703
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 26 janvier 2017, n° 15703 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
M. d. j. L a été engagé par la société de droit suisse B SA à compter du 21 mai 2012, en qualité de responsable des ventes, pour un salaire brut de 10.000 francs suisses. Il a également été engagé par la SAM A, avec un salaire de 5.000 euros, selon les mentions de la décision « en 2013 ». Les deux sociétés présentaient une proximité opérationnelle, des dirigeants communs et un actionnariat majoritaire commun. La décision ne précise pas la date exacte de conclusion du contrat avec la SAM A, ni l'existence d'un écrit contractuel (elle relève seulement l'embauche « sans contrat de travail écrit »).
Un litige est né en mars 2015. Par courriels des 17 et 18 mars 2015, les dirigeants communs ont mis fin à la collaboration avec le salarié et l'accès à ses outils de travail a été coupé. L'employeur a ensuite notifié un licenciement pour faute grave par lettre du 29 avril 2015, fondé sur une absence injustifiée. Le salarié a récupéré ses documents de fin de contrat le 23 juin 2015.
Le juge des référés du Tribunal du travail a, par ordonnance du 29 octobre 2015, condamné la SAM A à verser à titre provisionnel 34.081,51 euros de salaires impayés et 2.889,27 euros d'indemnité compensatrice de congés payés. La Cour d'appel a confirmé cette ordonnance le 17 mai 2016. Une saisie-arrêt pratiquée le 18 novembre 2015 sur les comptes de la SAM A a fait l'objet d'un jugement du Tribunal de première instance du 24 mars 2016 rejetant les exceptions de nullité soulevées par l'employeur.