Juridiction monégasque (tribunal-travail), 20 juillet 2017, n° 16225
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 20 juillet 2017, n° 16225 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le demandeur, M. j-l. FI., est entré au service de la SAM A. le 2 janvier 2003, avec une reprise d'ancienneté à compter du 9 mars 1987 au sein d'une filiale française. Il occupait le poste de directeur. Une convocation à un entretien préalable, assortie d'une mise à pied conservatoire, lui a été remise le 22 septembre 2014. L'entretien s'est tenu le 1er octobre 2014. Le licenciement, notifié par lettre recommandée du 8 octobre 2014, a été prononcé pour faute grave, sans préavis ni indemnité de licenciement.
L'employeur reprochait au salarié d'avoir participé à la constitution d'un établissement monégasque de la société B., présentée comme concurrente directe de la société A. en Principauté, et d'avoir annoncé à son équipe son projet d'y détenir des parts. Le salarié a saisi le Tribunal du travail, par requête du 15 janvier 2015, de demandes portant sur les salaires de mise à pied, le préavis, la prime de treizième mois, l'indemnité de congédiement, l'indemnité de licenciement et des dommages et intérêts pour licenciement abusif, à hauteur de 150 000 €. La société A. a formé une demande reconventionnelle de 20 000 € de dommages et intérêts pour procédure abusive.