Tribunal du travail de Monaco, 12 octobre 2017, n° 16361
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 12 octobre 2017, n° 16361 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un médecin salarié, engagé le 12 février 2005 par une société anonyme monégasque exploitant un établissement thermal, par contrat à durée indéterminée, était chargé d'assurer des remplacements en cas d'absence ou de congé des médecins permanents. Parallèlement, il exerçait une activité libérale dans un cabinet situé à Beausoleil. Il a démissionné par lettre du 25 novembre 2013. Le contrat a pris fin le 6 janvier 2014, à l'expiration du préavis, selon les allégations du demandeur reprises dans la décision.
Contestant son solde de tout compte, le salarié a réclamé, sur le fondement du principe « à travail égal, salaire égal », un arriéré de salaire, puis a saisi le Tribunal du travail en conciliation. Aucune conciliation n'ayant abouti, l'affaire a été portée devant le bureau de jugement. Dans ses dernières écritures, le demandeur sollicitait la reconnaissance d'une discrimination salariale au regard d'un médecin salarié à temps plein, qualifié de « cadre », pour la période de septembre 2009 au 6 janvier 2014, ainsi que des rappels de salaire, d'indemnités de congés payés et de frais de parking, des dommages et intérêts pour préjudice moral, et des dommages et intérêts pour l'utilisation de son identification de médecin après la rupture du contrat.