Juridiction monégasque (tribunal-travail), 13 juin 2019, n° 18214
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 13 juin 2019, n° 18214 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Monsieur j. m. B. a été engagé par la SARL A par contrat à durée indéterminée daté du 1er juillet 2016, en qualité d'ingénieur agronome, pour un salaire net mensuel de 2 500 euros. Selon la décision, l'employeur n'a accompli les démarches auprès du Service de l'Emploi que le 1er octobre 2016. Le salarié a été licencié pour faute grave par lettre du 31 janvier 2017, qui énumérait six griefs : défaut de détection et de traitement de maladies et de pucerons ayant entraîné la perte de la culture ; retard dans la mise en place d'un plan de culture ; non-respect de consignes relatives au matériel ; incapacité à réaliser des tables en bois pour les semis ; incapacité à collaborer et à tenir compte des observations, notamment pour le système d'arrosage ; changements d'avis successifs sur les besoins en graines.
Par requête reçue au greffe le 19 juillet 2017, le salarié, bénéficiaire de l'assistance judiciaire, a saisi le Tribunal du travail. Il sollicitait une indemnité de préavis, des congés payés sur préavis, un solde de congés payés pour août et septembre 2016, des dommages et intérêts pour déclaration tardive aux organismes sociaux et défaut de remise des documents sociaux, ainsi que la remise de documents de fin de contrat.
La société employeur a conclu à la justification du licenciement et formé une demande reconventionnelle en réparation de préjudices matériels et moraux, ainsi que de pertes d'exploitation et d'image.
Le tribunal a rendu un jugement mixte, c'est-à-dire tranchant partiellement le litige et ordonnant, pour le surplus, une réouverture des débats.
Question de droit
La décision soulève plusieurs questions, dont trois présentent un intérêt doctrinal particulier :
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Validité des preuves : quelles conditions de forme les attestations produites doivent-elles remplir, à peine de nullité, en application de l'article 324 du Code de procédure civile, et quelle incidence les liens familiaux du témoin ont-ils sur leur recevabilité ?
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Qualification du licenciement : l'employeur a-t-il rapporté la preuve de la réalité et de la validité des motifs invoqués, et ces motifs caractérisent-ils une fa