Vu la requête introductive d'instance en date du 2 novembre 2017, reçue le 3 novembre 2017 ;
Vu la procédure enregistrée sous le numéro 28-2017/2018 ;
Vu les convocations à comparaître par-devant le Bureau de Jugement du Tribunal du Travail, suivant lettres recommandées avec avis de réception en date du 5 décembre 2017 ;
Vu les conclusions de Maître Régis BERGONZI, avocat-défenseur au nom de Monsieur j-m. M. en date des 8 mars 2018, 5 juillet 2018 et 6 décembre 2018 ;
Vu les conclusions de Maître Alexis MARQUET, avocat-défenseur au nom de la S. A. M. A, en date des 17 mai 2018, 4 octobre 2018 et 7 février 2019 ;
Après avoir entendu Maître Christophe PETIT, avocat au barreau de Nice pour Monsieur j-m. M. et Maître Jean-Louis FACCENDINI, avocat en ce même barreau pour la S. A. M. A, en leurs plaidoiries ;
Vu les pièces du dossier ;
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Monsieur j-m. M. a été embauché par la société anonyme monégasque A (ci-après A) le 13 septembre 2004 en qualité de Dessinateur Projeteur, en contrat à durée indéterminée.
À la date de son licenciement, Monsieur j-m. M. percevait un salaire mensuel brut de 2.869 euros pour 169 heures de travail.
Par lettre en date du 21 juillet 2017, reçue le 31 juillet 2017 Monsieur j-m. M. a été licencié sur le fondement de l'article 6 de la loi n° 729 du 16 mars 1963.
Par requête en date du 2 novembre 2017, reçue au greffe le 3 novembre 2017, Monsieur j-m. M. a saisi le Tribunal du travail en conciliation des demandes suivantes :
rappel de salaire sur 24 jours fériés non payés au double du salaire : 2.267,52 euros,
rappel de salaire pour la période comprise entre la brusque rupture et la notification de la lettre de licenciement : 944,80 euros,
rappel de congés payés sur salaire pour la période comprise entre la brusque rupture et la notification de la lettre de licenciement : 188,96 euros,
dommages et intérêts pour licenciement abusif et brusque rupture : 80.000 euros,
dommages et intérêts pour résistance abusive : 10.000 euros,
délivrance de bulletins de salaire, de certificat de travail, d'attestation ASSEDIC et du solde de tout compte conformes,
exécution provisoire du jugement à intervenir,
intérêts de droit au taux légal à compter de la citation.
Aucune conciliation n'ayant pu aboutir, le dossier a fait l'objet d'un renvoi devant le bureau de jugement.
Monsieur j-m. M. a déposé des conclusions les 8 mars 2018, 5 juillet 2018 et 6 décembre 2018, dans lesquelles il demande au Tribunal dans le dernier état de ses écritures de :
condamner la société A à lui payer la somme de 944,80 euros au titre de rappel de salaire pour la période comprise entre la brusque rupture et la notification de la lettre de licenciement,
condamner la société A à lui payer la somme de 94,48 euros à titre de rappel de congés payés sur salaire pour la période comprise entre la brusque rupture et la notification de la lettre de licenciement,
lui donner acte de son désistement de sa demande de condamnation de la somme de 2.267,52 euros au titre d'un rappel de salaires,
condamner la société A à lui payer la somme de 10.000 euros à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive,
condamner la société A à lui délivrer les bulletins de salaire, le certificat de travail, l'attestation ASSEDIC et le reçu pour solde de tout compte conformes à la lettre de licenciement distribuée le 29 juillet 2017 et reçue le 31 juillet 2017, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir,
ordonner l'exécution provisoire du jugement à intervenir,
dire que les condamnations seront prononcées avec intérêt de droit au taux légal à compter de la citation introductive jusqu'à parfait paiement,
condamner la société A aux dépens.
Monsieur j-m. M. fait essentiellement valoir que :
sur le caractère abusif du licenciement :
il n'a jamais fait l'objet de la moindre sanction ni même d'une simple observation écrite,
la rupture du contrat de travail a eu lieu après une convocation téléphonique le 20 juillet 2017, un entretien le jour même et un départ de l'entreprise le jour même,
la rupture lui a été notifiée verbalement le 20 juillet 2017, sans que la lettre de licenciement ne lui soit remise,
la lettre de licenciement a été adressée par la voie recommandée avec accusé de réception. Elle est datée du 21 juillet, distribuée le 29 juillet et reçue le 31 juillet 2017,
il y est faussement indiqué qu'un exemplaire a été remis en main propre,
le licenciement a été conduit avec une soudaineté, une brusquerie et une légèreté fautive qui lui confère un caractère abusif,
il ne conteste pas l'affirmation de l'employeur selon laquelle les demandes d'autorisation de travaux doivent comprendre depuis l'ordonnance souveraine n° 4652 du 20 décembre 2013, non plus une maquette physique mais une maquette numérique 3D,
le département maquette a continué de fonctionner après cette date au même rythme qu'auparavant voire même plus,
avec Monsieur f. B. ils avaient été formés pour réaliser des maquettes numériques 3D,
entre 2013 et 2017, pas moins de trente-quatre maquettes ont été réalisées et trente-deux maquettes numériques,
il n'a toujours pas retrouvé un travail en adéquation avec sa qualification,
il subit un préjudice matériel mais également moral,
sur le rappel de salaire pour la période comprise entre la brusque rupture et la notification de la lettre de licenciement :
il n'a pas été rempli de ses droits qui ont été calculés sur la base d'une rupture au 21 juillet alors qu'il a réceptionné la lettre de licenciement le 31 juillet 2017.
La société A a déposé des conclusions les 17 mai 2018, 4 octobre 2018 et 7 février 2019 dans lesquelles elle s'oppose aux prétentions émises à son encontre et soutient essentiellement que :