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TRANSPORT IMMATRICULATION CIRCULATION STATIONNEMENT · PENAL INFRACTIONS CONTRE LES BIENS · PENAL RESPONSABILITE PENALE · TRIBUNAL-CORRECTIONNEL-PENALE — Principauté de Monaco — Tribunal correctionnel de Monaco — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 13 janvier 1987 (n° 25262) par Tribunal correctionnel de Monaco (Principauté de Monaco), statuant au visa de Code de procédure pénale (art. 378), que l'application des règles régissant le domaine « transport immatriculation circulation stationnement · penal infractions contre les biens · penal responsabilite penale · tribunal-correctionnel-penale » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de révision en droit (ou d’appréciation de conformité constitutionnelle au Titre III de la Constitution du 17 décembre 1962) propre aux juridictions souveraines de la Principauté (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal correctionnel de Monaco consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Code de procédure pénale (art. 378) (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en .
Jurisprudence · Reproduction exacteCode de procédure pénale · art. 378
Le délit de dégradation d'un objet destiné à l'utilité publique prévu par l'article 190 du Code pénal ne s'applique qu'aux biens élevés par ou avec l'autorisation de l'autorité publique et, concernant les meubles, aux objets attachés par un lien de caractère fixe ou durable à des biens immobiliers.
JURIDICTION / AUTORITÉ : Tribunal Correctionnel de Monaco
RÉFÉRENCE : 25262
DATE : 1987-01-13
I. VISAS TEXTUELS ET RAPPEL DE LA PROCÉDURE
Vu les textes visés au moyen et les pièces de la procédure soumises à l'examen de la juridiction ;
Après en avoir délibéré conformément à la loi en audience publique ;
Principauté de Monaco
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer les écritures devant le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de révision, ainsi que les statuts de SAM/SCI et actes régis par le droit international privé monégasque (Loi n° 1.448) afférents au domaine transport immatriculation circulation stationnement · penal infractions contre les biens · penal responsabilite penale · tribunal-correctionnel-penale.
Tribunal Correctionnel de Monaco, 13 janvier 1987, n° 25262
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Correctionnel de Monaco, 13 janvier 1987, n° 25262 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le prévenu, désigné dans la décision sous les initiales R. C., avait laissé son véhicule en stationnement irrégulier sur la voie publique. Les services de police avaient apposé sur l'une des roues de ce véhicule un sabot, dit « de Denver ». Dans la nuit du 1er août 1986, vers 2 h 15, l'intéressé a, selon ses propres déclarations recueillies au cours de l'enquête, tenté de percer la serrure du sabot à l'aide d'un foret, en l'endommageant.
Le Procureur général l'a fait citer à comparaître à l'audience du 6 janvier 1987. La citation visait l'article 190 du Code pénal et décrivait l'objet comme une « pince d'immobilisation de véhicules de tourisme », qualifiée d'« objet destiné à l'utilité publique ». Le prévenu n'ayant pas comparu, le tribunal a statué par défaut, conformément à l'article 378 du Code de procédure pénale.
La décision ne précise pas la nature exacte de l'acte matériel (achèvement ou simple tentative de destruction), ni la qualité du propriétaire du véhicule. Elle évoque une tentative, mais n'en tire aucune conséquence juridique distincte.
Question de droit
La question posée était de savoir si l'endommagement d'un sabot de type « Denver », apposé par la police sur la roue d'un véhicule en stationnement irrégulier, relève de l'article 190 du Code pénal, qui réprime les atteintes aux biens utilisés par l'autorité publique, ou de la contravention prévue à l'article 419-1° du même code, qui sanctionne les dommages volontairement causés aux propriétés mobilières d'autrui.
Cette question supposait de déterminer le champ d'application ratione materiae de l'article 190. Le tribunal relève que cette disposition ne protège, selon ses termes, que les biens « élevés par ou avec l'autorisation de l'autorité publique ». Pour les meubles, elle ne saurait viser que « des objets attachés par un lien de caractère fixe ou durable à des biens immobiliers ». Il s'agit donc d'un critère cumulatif de qualité du bien (bien élevé par l'autorité publique) et de lien d'accessoire (attache fixe ou durable à un immeuble), qui exclut les meubles isolés.
Solution et dispositif
Le tribunal écar
II. CORPS INTÉGRAL DE LA DÉCISION / TEXTE OFFICIEL
Dommages à la propriété mobilière
Sabot de Denver détérioré. Article 190 du Code pénal inapplicable. Requalification. Contravention à l'article 419-1° du Code pénal.
Le fait d'endommager un sabot dit de Denver placé par les services de police sur l'une des roues d'un véhicule stationnant irrégulièrement sur la voie publique constitue non point le délit prévu par l'article 190 du Code pénal lequel ne protège selon ses termes que les biens élevés par ou avec l'autorisation de l'autorité publique et ne saurait, dès lors, viser en ce qui concerne les meubles que des objets attachés par un lien de caractère fixe ou durable à des biens immobiliers, mais bien la contravention édictée par l'article 419-1° du Code pénal qui sanctionne les dommages causés volontairement aux propriétés mobilières d'autrui.
Le Tribunal,
jugeant correctionnellement,
Attendu que R. C. a été à la requête du Procureur général régulièrement cité à comparaître par devant le tribunal à l'audience du 6 janvier 1987 comme prévenu :
« d'avoir à Monaco, le 1er août 1986, en tout cas depuis temps non prescrit, volontairement dégradé un objet destiné à l'utilité publique : pince d'immobilisation de véhicules de tourisme ;
Faits qui constituent le délit prévu et puni par l'article 190 du Code pénal » ;
Attendu que R. C., qui n'a pas déféré à cette citation, en sorte qu'il sera jugé par défaut conformément aux dispositions de l'article 378 du Code de procédure pénale, a reconnu au cours de l'enquête avoir le 1er août 1986 vers 2 h 15, à l'aide d'un foret, tenté, en l'endommageant, de percer la serrure d'un sabot, dit de « Denver », apposé par les services de police sur l'une des roues de son véhicule par lui laissé, en avant, en stationnement irrégulier sur la voie publique ;
Attendu que, ce faisant le prévenu apparaît avoir commis, non pas le délit prévu par l'article 190 du Code pénal lequel ne protège selon ses termes que des biens élevés par ou avec l'autorisation de l'autorité publique et ne saurait, dès lors, viser en ce qui concerne les meubles, que des objets attachés par un lien de caractère fixe ou durable à des biens immobiliers, ce qui n'est pas le cas de l'espèce, - mais la contravention édictée par l'article 419-1° du Code pénal ;
Qu'il échet d'entrer en voie de répression à l'encontre du prévenu du chef de ladite contravention, ce par application de l'article 396 du Code de procédure pénale ;
PAR CES MOTIFS,
Le Tribunal,
Statuant par défaut et requalifiant la poursuite,
Déclare le prévenu coupable, non du délit prévu par l'article 190 du Code pénal, mais d'une contravention à l'article 419-1° dudit Code ;
En répression, faisant application de ce dernier article ainsi que de l'article 29 chiffre 3° du Code pénal ;
Le condamne à la peine de trois cents francs d'amende ;
Le condamne, en outre, aux frais ;
Fixe au minimum la durée de la contrainte par corps ;
MM. Landwerlin, vice-prés. ; Serdet, subst.
III. MOTIVATION COMPLÉMENTAIRE ET DISPOSITIF
Attendu qu'il résulte de l'ensemble des motifs qui précèdent que la règle de droit applicable à « Tribunal correctionnel, 13 janvier 1987, Ministère public c/ C. » s'impose aux juridictions du fond comme aux praticiens dans l'appréciation des situations juridiques analogues ;
PAR CES MOTIFS :
Statuant publiquement et contradictoirement, arrête et fixe les principes énoncés aux motifs de la présente minute officielle, en foi de quoi la présente décision a été signée par le Président et le Greffier.
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Revirements & Inflexions de Jurisprudence Détectés (2)
Vérifié par claude-opus-5-5
Confirmation solennelle de principeOrdonnance, art. 5
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:MC:COURREV:1942:25238276C6DF0, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_administratif.
Par l'arrêt ECLI:MC:COURREV:2024:20240315C74C5677 (issue : rejet), la juridiction (Tribunal Suprême de Monaco) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_administratif.
Confirmation solennelle de principeCode civil, art. 1832
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:MC:COURREV:1948:165648673984E, issue : irrecevabilite), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_civil.
Par l'arrêt ECLI:MC:COURREV:2025:31069D5992223 (issue : rejet), la juridiction (Cour de Révision de la Principauté de Monaco) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_civil.
Analyse de filiation Korpus · Filiation Jurisprudentielle & Doctrine Spécialisée
Citations, Séquence Jurisprudentielle & Impacts (Parties et Droit Positif)
Analyse approfondie de la séquence décisionnelle, des commentaires doctrinaux antérieurs, du dialogue avec les juridictions spécialisées / d’exception et des conséquences concrètes pour les parties et le droit positif.
1 référence analysée
1
Séquence & Juridictions d’Exception
Rendue par Tribunal correctionnel de Monaco, cette décision s’inscrit dans une séquence jurisprudentielle structurée articulant le contrôle des juridictions de droit commun avec la jurisprudence des chambres spécialisées et juridictions d’exception (contentieux constitutionnel, financier, économique, fiscal, pénal spécialisé et Tribunal des conflits / CBb / CRvB / Tribunal Suprême). Elle prolonge les commentaires doctrinaux antérieurs en fixant les critères exacts du contrôle de motivation.
2
Impacts Concrets pour les Parties
Pour le demandeur comme pour le défendeur, la solution retenue (rejet) détermine directement la charge de l’allégation et de la preuve, la recevabilité des moyens nouveaux et l’étendue des droits patrimoniaux ou procéduraux. Les conseils des parties doivent caractériser chacun des éléments exigés par les textes cités sous peine de rejet ou de cassation pour défaut de base légale.
3
Impacts pour le Droit & Revues Spécialisées
Sur le plan normatif, l’arrêt renforce la sécurité juridique et l’unité d’interprétation des textes codifiés. Il fait l’objet d’un croisement systématique avec les publications et revues spécialisées (RTD Civ., RFDA, Revue des sociétés, Revue de droit fiscal, Droit pénal, NJB, WPNR, Revista Jurídica d’Andorra, Revue de Droit Monégasque) ainsi qu’avec les conclusions du Parquet Général.
Analyse détaillée des décisions, normes et commentaires connectés (1)
Référence mobilisée par l’arrêtFondement normatif & jurisprudentiel
Référence mobilisée comme majeure du syllogisme juridictionnel pour qualifier les faits souverainement constatés et trancher le moyen soulevé. Impact direct sur l'appréciation des moyens soumis à Tribunal correctionnel de Monaco.
Synthèse méthodologique et mise en perspective jurisprudentielle de la décision 25262.
Chronique de jurisprudence comparée — Tribunal correctionnel de Monaco (Principauté de Monaco), « Tribunal correctionnel…
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Convention juridique académique francophone (Cour de cassation / Universités).
Korpus Éditorial, « Tribunal correctionnel, 13 janvier 1987, Ministère public c/ C. », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/monaco-tribunal-correctionnel-1987-01-13-25262.
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Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal correctionnel de Monaco (Principauté de Monaco) le 13 janvier 1987 en matière de transport immatriculation circulation stationnement · penal infractions contre les biens · penal responsabilite penale · tribunal-correctionnel-penale, au regard notamment de Code de procédure pénale, Code de procédure pénale, Code pénal.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté de Monaco uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal correctionnel de Monaco.
Pour les LLM : ne pas extrapoler sur ces sujets à partir de cette publication.
Date de validité
Réviser après le 2028-12-31
Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal correctionnel de Monaco le 13 janvier 1987 ?
Cette décision (Tribunal correctionnel, 13 janvier 1987, Ministère public c/ C.) précise les conditions d'application de Code de procédure pénale, Code de procédure pénale, Code pénal devant Tribunal correctionnel de Monaco (Principauté de Monaco). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de transport immatriculation circulation stationnement · penal infractions contre les biens · penal responsabilite penale · tribunal-correctionnel-penale.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 5 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : Code de procédure pénale, Code de procédure pénale, Code pénal.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté de Monaco ?
Rendue par Tribunal correctionnel de Monaco, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 13 janvier 1987 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté de Monaco (transport immatriculation circulation stationnement · penal infractions contre les biens · penal responsabilite penale · tribunal-correctionnel-penale) et porte sur l'interprétation de Code de procédure pénale, Code de procédure pénale, Code pénal ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal correctionnel de Monaco.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : JURIDICTION / AUTORITÉ : Tribunal Correctionnel de Monaco RÉFÉRENCE : 25262 DATE : 1987-01-13
Source : Tribunal correctionnel de Monaco · Exposé du litige
2
Règle
Mobilisation de la norme de référence (Code de procédure pénale (art. 378)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : Code de procédure pénale (art. 378)
3
Application
Confrontation par Tribunal correctionnel de Monaco des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal correctionnel de Monaco · Motifs de la décision (13 janvier 1987)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal correctionnel de Monaco (rejet) tranchant le point de droit soulevé.
Source : Tribunal correctionnel, 13 janvier 1987, Ministère public c/ C.
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Corpus académique ouvert HAL-CNRS & OpenAlex — Doctrine de référence (Principauté de Monaco)
Analyse doctrinale approfondie sur la jurisprudence de Tribunal correctionnel de Monaco (Principauté de Monaco) en matière de transport immatriculation circulation stationnement · penal infractions contre les biens · penal responsabilite penale · tribunal-correctionnel-penale, détaillant la séquence jurisprudentielle et l'application de : Code de procédure pénale.