PENAL PENAL GENERAL · PROCEDURES PROCEDURE PENALE GENERAL · · TRIBUNAL-CORRECTIONNEL-PENALE — Principauté de Monaco — Cour d'appel de Monaco Maître Didier ESCAUT — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 15 juillet 2005 (n° 12016) par Cour d'appel de Monaco Maître Didier ESCAUT (Principauté de Monaco), statuant au visa de Loi n° 1.299 du 15 juillet 2005 sur la liberté d'expression publique (art. 50), que l'application des règles régissant le domaine « penal penal general · procedures procedure penale general · · tribunal-correctionnel-penale » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de révision en droit (ou d’appréciation de conformité constitutionnelle au Titre III de la Constitution du 17 décembre 1962) propre aux juridictions souveraines de la Principauté (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Cour d'appel de Monaco Maître Didier ESCAUT consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Loi n° 1.299 du 15 juillet 2005 sur la liberté d'expression publique (art. 50) (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté de Monaco.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer les écritures devant le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de révision, ainsi que les statuts de SAM/SCI et actes régis par le droit international privé monégasque (Loi n° 1.448) afférents au domaine penal penal general · procedures procedure penale general · · tribunal-correctionnel-penale.
I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige
A. Origine du litige et pr??tentions des parties
Tribunal Correctionnel de Monaco, 25 juin 2013, n° 12016
Décision commentée : Tribunal Correctionnel de Monaco, 25 juin 2013, n° 12016 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les faits se sont déroulés le 27 janvier 2012, avenue Prince Albert II, à la sortie du parking du centre commercial. Une altercation a opposé c. CE. à a. BE. Le certificat médical du docteur HECQ, du service des urgences du Centre Hospitalier Princesse Grace, mentionne une plaie d'environ 5 mm au tiers proximal de l'avant-bras gauche, suturée, et un hématome périlésionnel d'environ 5 cm de diamètre. Il retient une « ITT de 0 jours sauf complications ». a. BE. reconnaît avoir porté un coup au bras gauche de c. CE. au moyen d'un cône en plastique. c. CE. reconnaît avoir proféré l'injure « je t'emmerde connard ». Les parties divergent sur les autres propos tenus : a. BE. évoque les expressions « tu me fais chier connard » et « sale arabe tu fais quoi ici ? », tandis que c. CE. nie les avoir employées dans ce sens.
Le Tribunal de simple police a été saisi de deux préventions : des violences n'ayant entraîné aucune incapacité totale de travail (contravention de l'article 421 du Code pénal), et une injure non publique (article 415-7° du Code pénal). Par jugement du 7 mai
Par cette d??cision rendue par Tribunal Correctionnel de Monaco (MC) sous la r??f??rence Tribunal correctionnel, 25 juin 2013, c. CE. c/ Ministère public et a. BE., la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Tribunal correctionnel statuant comme juridiction d'appel du Tribunal de simple police Injure non publique - Critère de publicité - Violences volontaires sans ITT L'injure non publique sans provocation prévue par l'article 415-7° du Code pénal ne fait pas partie des infractions visées par la loi n° 1.299 du 15 juillet 2005 sur la liberté d'expression publique. Si la jurisprudence française soumet l'injure non publique au régime de la loi sur la presse, l'état de la législation monégasque est différent de la législation française. La loi monégas??? ??
B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine
Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), Tribunal Correctionnel de Monaco devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question d??terminante pos??e ?? Tribunal Correctionnel de Monaco consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence
- Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en MC au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le diff??rend, Tribunal Correctionnel de Monaco proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? nviron 5 cm de diamètre, Contravention prévue par l'article 421-1° du Code pénal et réprimée par les articles 421 et 29 chiffre 3 de ce même Code ; D'avoir à Monaco, le 27 janvier 2012, avenue Prince Albert II, à la sortie du parking du Centre Commercial CARREFOUR MONACO, injurié a. BE. en utilisant les termes de «Il me fait chier ce con» et «Sale arabe tu fais quoi ici ?», Contravention prévue par l'article 415-7° du Code pénal et réprimée par l'article 415 de ce même Code «, le Tribunal de simple police a rejeté les exceptions de nullité et d'incompétence soulevées, décla??? ??
B. Dispositif et sens de la d??cision
Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? , dont la présence est reconnue, effective et nécessaire aux débats. Ainsi jugé et prononcé en audience publique du Tribunal de Première Instance, au Palais de Justice, à Monaco, le vingt-cinq juin deux mille treize, par Monsieur Cyril BOUSSERON, Premier Juge, Monsieur Florestan BELLINZONA, Juge, Madame Aline BROUSSE, Magistrat référendaire, chevalier de l'ordre de Saint-Charles, en présence de Monsieur Jean-Jacques IGNACIO, Substitut du Procureur Général, assistés de Madame Laurie PANTANELLA, Greffier stagiaire.- ??
IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques
A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle
Cette d??cision consolide la jurisprudence de Tribunal Correctionnel de Monaco et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en MC.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens
- Qualification rigoureuse : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- Consolidation probatoire : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- R??f??rence jurisprudentielle : citer cet arr??t (Tribunal correctionnel, 25 juin 2013, c. CE. c/ Ministère public et a. BE.) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.