Cour d'Appel de Monaco, 29 janvier 2019, n° 17683
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 29 janvier 2019, n° 17683 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un médecin anesthésiste-réanimateur, de nationalité française, et la SAM A ont conclu deux conventions d'exercice libéral : une première à durée déterminée, signée le 11 mai 2010, puis une seconde à durée indéterminée, signée le 26 juillet 2010 avec effet au 1er juillet 2010. Le 31 mars 2011, la SAM A a rompu la seconde convention sans préavis ni indemnité, en invoquant une faute du praticien.
Le médecin a agi en responsabilité contractuelle contre la SAM A. Par arrêt du 7 juillet 2015, la Cour d'appel, usant de son pouvoir d'évocation, a jugé la rupture fautive et a renvoyé les parties devant le Tribunal de première instance pour la fixation de l'indemnisation.
Le 31 mai 2016, la SAM A a saisi le Tribunal d'une action en nullité des deux conventions pour dol. Le Tribunal a rejeté les fins de non-recevoir tirées de l'autorité de la chose jugée et de la prescription, mais a débouté la SAM A de sa demande d'annulation. Il a en outre condamné la société à 10 000 euros de dommages-intérêts pour abus du droit d'ester en justice.