Tribunal du travail, 9 janvier 2014, n° 11754
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 09 janvier 2014, n° 11754 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un mécanicien hélicoptère a été employé par la société anonyme monégasque J à compter du 1er mars 2003, d'abord sous contrat à durée déterminée, puis sous contrat à durée indéterminée à compter du 1er mars 2004. Par lettre du 4 juin 2010, il a donné sa démission, avec effet au 5 juillet 2010 à l'expiration d'un préavis d'un mois. La décision mentionne par ailleurs une date de cessation du contrat au 9 juillet 2010, figurant sur le certificat de travail et le dernier bulletin de salaire ; l'écart avec la date d'effet annoncée dans la lettre de démission n'est pas explicité dans le jugement.
Après un procès-verbal de non-conciliation du 7 février 2011, la société J a assigné le salarié devant le bureau de jugement du Tribunal du travail. Elle réclamait 150 000 euros de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation de loyauté, solidairement avec cinq autres anciens salariés, ainsi que l'exécution d'une clause de non-concurrence sous astreinte. Elle a ensuite porté sa demande indemnitaire à 300 000 euros devant le bureau de jugement, et sollicité la jonction avec les instances visant les autres salariés.