Juridiction monégasque (tribunal-travail), 20 juillet 2017, n° 16226
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 20 juillet 2017, n° 16226 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un salarié est engagé par contrat à durée indéterminée du 22 octobre 2004, à effet du 20 décembre 2004, en qualité de chargé d'affaires au sein de la SA A. (Monaco), pour une rémunération brute annuelle de 120 000 euros outre primes. Le 13 juin 2014, il est convoqué à un entretien à l'issue duquel l'employeur lui remet une lettre de licenciement pour insuffisance professionnelle et le dispense d'exécuter son préavis de trois mois. Le salarié se présente à son poste le lundi suivant, où l'accès lui est refusé ; un huissier constate les explications de l'employeur.
Par requête du 20 février 2015, reçue le 24 février 2015, le salarié saisit le Tribunal du travail en préliminaire de conciliation. Il sollicite la résiliation judiciaire du contrat aux torts exclusifs de l'employeur, assortie de plusieurs sommes : indemnisation d'un licenciement « sans cause réelle et sérieuse » (1 190 000 €), indemnisation de la violation de la procédure conventionnelle (150 000 €), indemnisation de l'illicéité de la clause de non-concurrence (90 000 €), indemnisation d'un préjudice distinct de harcèlement moral (150 000 €), préjudice global consécutif au licenciement (150 000 €), rappels de treizième et quatorzième mois et de quarts de mois (34 000 €) et indemnité de congédiement conventionnelle (170 000 €).