Juridiction monégasque (tribunal-travail), 26 septembre 2019, n° 18454
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 26 septembre 2019, n° 18454 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Monsieur s. C. a été engagé par la société anonyme monégasque A à compter du 6 juin 2016, en qualité de Gestionnaire, catégorie cadre, avec une rémunération fixe de 270.000 euros bruts annuels et une part variable fondée sur des objectifs contractuels. Promu Managing Director Senior Advisor le 8 février 2017, il a fait l'objet, par courrier du 23 février 2017, d'une mise à pied à titre conservatoire, motivée par une absence injustifiée du 10 au 20 février 2017 et par la nécessité de vérifier les accusations d'un client. Une enquête interne a suivi, puis un conseil de discipline, qui a émis un avis favorable au licenciement pour faute grave. Le licenciement a été notifié le 27 mars 2017.
Le salarié a saisi le Tribunal du travail, par deux requêtes distinctes, l'une à l'encontre d'une société B (MONACO), l'autre à l'encontre de la société A. Il a sollicité le paiement de diverses sommes au titre de la mise à pied, du préavis, de l'indemnité de licenciement, d'un bonus 2016, de primes d'encouragement et de dommages et intérêts pour rupture abusive. Il reconnaît, par conclusions du 10 janvier 2019, que la société B n'était pas son employeur. La société A a conclu au rejet de l'ensemble des prétentions, à l'écartement de pièces adverses et au rejet de la demande de jonction.