PAR CES MOTIFS,
LA COUR D'APPEL DE LA PRINCIPAUTÉ DE MONACO, statuant en matière correctionnelle, publiquement et contradictoirement,
Reçoit les appels, principal et incident, formés à l'encontre du jugement rendu le 18 novembre 2020 par le Tribunal correctionnel (R.942),
Sur l'action publique,
Confirme le jugement rendu le 18 novembre 2020 par le Tribunal correctionnel (R.942) en ce qu'il a constaté le désistement de c. H. sur les faits du 8 février 2018 et relaxé f. M. sur les chefs de prévention de diffamation publique envers c. H. à raison de sa qualité de fonctionnaire public pour avoir le 25 janvier 2018 publié sur la page du réseau social F intitulée f. M. les phrases suivantes :
« certains policiers parmi lesquels Monsieur H. surpris en flagrant délit de collusion et, il y a tout lieu de penser, de corruption »
« les policiers dont la presse ont révélé qu'ils travaillent en réalité pour d. R. »,
Le réforme pour le surplus,
Statuant à nouveau des chefs infirmés,
Relaxe f. M. des chefs de prévention de diffamation publique envers c. H. à raison de sa qualité de fonctionnaire public pour avoir le 25 janvier 2018 publié sur la page du réseau social F intitulée f. M. les phrases suivantes :
« sale petite dictature où la corruption et les réseaux ont le pouvoir »
« sont maintenant en possession de mes dossiers puisque la copie de mon disque dur n'a pas été placée sous scellés »,
Sur l'action civile,
Confirme le jugement rendu le 18 novembre 2020 par le Tribunal correctionnel (R.942) en ce qu'il a reçu c. H. en sa constitution de partie civile et le réforme en ce qu'il a condamné f. M. à payer à c. H. une somme de 7.000 euros à titre de dommages et intérêts,
Statuant à nouveau, déboute c. H. de ses demandes en dommages et intérêts,
Confirme le jugement rendu le 18 novembre 2020 par le Tribunal correctionnel (R.942) en ce qu'il a rejeté la demande de f. M. en paiement d'une somme de 10.000 euros à titre de dommage et intérêts pour abus de constitution de partie civile,
Laisse les frais, de première instance et d'appel, à la charge du Trésor ;
Après débats en audience publique de la Cour d'appel de la Principauté de Monaco, au Palais de Justice, le dix-neuf avril deux mille vingt et un, qui se sont tenus devant Monsieur Sébastien BIANCHERI, Conseiller, faisant fonction de Président, Monsieur M. SORIANO, Juge de Paix, Madame Aline BROUSSE, Juge au Tribunal de première instance, complétant la Cour en vertu de l'article 22 de la Loi n° 1.398 du 24 juin 2013 relative à l'administration et à l'organisation judiciaires, en présence de Monsieur Olivier ZAMPHIROFF, Procureur général adjoint, assistés de Madame Sandra MILLIEN, Greffier.
Après qu'il en ait été délibéré et jugé, le présent arrêt a été signé .............. par Monsieur Sébastien BIANCHERI, Conseiller, faisant fonction de Président, Monsieur M. SORIANO, Juge de Paix, Madame Aline BROUSSE, Juge au Tribunal de première instance, complétant la Cour en vertu de l'article 22 de la Loi n° 1.398 du 24 juin 2013 relative à l'administration et à l'organisation judiciaires, Magistrats en ayant délibéré et ce en application des articles 58 à 62 de ladite Loi ;
Lecture étant donnée à l'audience publique du six mai deux mille vingt et un par Monsieur Sébastien BIANCHERI, Conseiller, faisant fonction de Président, assisté de Madame Sandra MILLIEN, Greffier, en présence de Monsieur Olivier ZAMPHIROFF, Procureur général adjoint, et ce en application des dispositions des articles 58 à 62 de ladite Loi.