Tribunal du travail, 8 juin 2017, n° 16112
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 08 juin 2017, n° 16112 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le salarié, engagé le 1er août 2010 par un commerçant exploitant sous l'enseigne « Y » en qualité de commis boucher, sous contrat à durée indéterminée, voit son contrat transféré à la SAM A, repreneuse du fonds de commerce le 25 février 2013. Convoqué à un entretien préalable fondé sur l'article 6 de la loi n° 729 du 16 mars 1963, il est licencié sans énonciation de motif par lettre recommandée du 14 juillet 2014. Il conteste ensuite son solde de tout compte et saisit le Tribunal du travail le 30 mars 2015.
Ses demandes portent sur une indemnité de licenciement, une indemnité compensatrice de préavis, des rappels de salaire (rémunération complémentaire en espèces et jours fériés travaillés), des dommages et intérêts pour un montant de 120 000 €, ainsi que la régularisation des documents sociaux. Il soutient que le licenciement constitue une mesure de représailles consécutive à ses dénonciations (versement de salaire en espèces, vidéosurveillance, fraude commerciale, vente de produits avariés), faits qu'il a signalés au Parquet général par plainte du 31 juillet 2014.